Ils étaient là, tant attendus pour certains, simplement là pour moi. J'avais prévu ça comme étant des jours dont j'allais profiter, dont il fallait que je profite. Chose faite, mes impressions.

1er jour :

Je me rend compte que j'ai oublié ma carte d'identité. Je me fais traiter de tout et nimporte quoi mais je remet mes écouteurs. On arrive sur place et le manque ne pose aucun problème. Ils n'ont rien demandé. On entend les Fatal Picards. On se met à courrir comme des barges, et une fois arrivés on essaie de se frayer un passage jusqu'à être assez près pour ne pas à aller voir l'écran géant. C'est vrai quoi s'ils sont là autant les voir en chair et en os. Les deux leaders nous font des sorte de sketches entre les chansons. Je les sent très proches du public, pas du genre à venir, chanter et se barrer ensuite. C'est ce que j'ai apprécié sans être fan pour autant. On se promène on achète à manger, un pantalon et une robe. On s'installe à une autre scène, les gens finissent par se lever, et voilà Marcel et son orchestre. J'ai envie de me défouler, je pars devant où y'a des pogos. Ils sont tels que le sac en plastique avec les vêtements qu'on m'a confié se déchire de partout. Quand je profite d'une petite trêve pour reprendre mes esprits, je remarque que je n'ai plus que les "poignées" du sac et la robe. Un (beau) jeune homme me retrouve le pantalon perdu au désespoir d'une conne qui voulait le prendre. Les bras chargés, je choisis la voie de la raison et je me retire... des pogos y'en aura d'autres. On s'achète à manger en écoutant les Kaiser Chiefs qui ne sont pas loin et que j'aurais aimé voir de plus près. Tant pis, on s'en va voir la fin du concert de Mademoiselle K avant que je n'aille voir Paolo Nutini en me frayant un passage assez près de la scène malgré les cris des groupies de 14-15 ans qui hurlaient des "PAOLOOO JE T'AIIIIME !!!" et qui ont fini par me coller un bon mal de crâne. On rentre fatigués, contents, je bois mon thé et je m'endors.

2e jour :

On arrive, le soleil est au rendez-vous... je dirais même qu'il fait bien chaud. J'ai su que ce serait le meilleur jour des trois rien qu'en voyant le programme. On est deux de plus alors pendant les concerts qui ne nous intéressent pas on se promène avec les "nouveaux" qui prennent leurs repères dans le festival. On s'installe plus tard dans le secteur de Superbus assez loin pour qu'on puisse s'asseoir sans gêner ou être piétinés. Des gens restent, d'autres se dirigent vers la scène d'à côté où il n'y avait je ne sais plus qui. Moi, je fonce voir Sean Lennon que j'attendais impatiemment. On m'engueule comme quoi faut pas se séparer. Rien à foutre, je vais voir Sean Lennon même toute seule. Je ne m'attendais d'ailleurs pas à ce qu'il parle si bien le français. Il faisait des efforts pour s'exprimer et nous parlait entre chaque chanson, ce qui donnait un côté très intimiste au concert qui n'était pas à ciel ouvert. Je l'ai trouvé très touchant et très proche du public. Très probablement le concert que j'ai le mieux aimé en compétition avec les Sum 41 que je suis allée voir ensuite en hommage à l'adolescente pseudo rebelle que j'étais à 14 ans et qui les écoutait à en rendre folle toute la maison. Mes goûts s'étant considérablement "adoucis", je ne les écoute plus depuis longtemps mais je tenais à les voir de mes yeux. J'ai foncé, je savais que j'allais souffrir dans les pogos si je m'approchais mais je voulais les voir absolument. Rien à foutre de l'écran géant, si je veux les voir sur un écran je vais sur Youtube. Je veux les voir en vrai. Je fonce, de ma petite taille je me fraye un passage et je profite de gens qui foncent dans le tas. E, effet c'est le concert qui m'a fait le plus souffrir physiquement. J'ai volé dans tous les coins, j'ai blâmé ma petite taille qui faisait que mon nez se retrouvait à la hauteur des aisselles de tous les types qui levaient les bras. Je me retrouvais avec des poignées de cheveux dans les mains sans savoir à qui ces cheveux étaient vu que tous les gars du coin avaient les cheveux longs. J'étais une des trois filles devant tout près de la scène. Le mot d'ordre était de garder mes deux pieds au sol à plat. Je suis tombée une fois et un (autre beau) jeune homme m'a gentiment relevé vite fait. J'ai pris des coups sur la tête, peut-être pour ça que je ne souviens plus vraiment des chansons interpretées par les "Sums" qui n'étaient plus que trois membres officiels dont un qui portait une belle alliance et qui annonçait leur prochain album dans deux semaines. J'en suis sortie vivante, couverte d'hématomes et avec un énorme mal au cou à cause de ceux qui se raccrochaient à mes cheveux quand ils sentaient qu'ils allaient tomber. J'ai voulu voir Lily Allen mais j'étais trop fatiguée pour. On s'est installés à une table pour manger, décidant qu'on n'irait malheureusement pas voir Sinclair (Nooooon... :'S) et moi je voulais vraiment me laver parce que j'avais un peu l'impression qu'une quantité de personne m'avait transpiré dessus. Ça a été tout de même la meilleure journée, conclue avec une tasse de thé.

3e jour :

Le plus court sans doute, à cause du temps. On a vu les gros nuages arriver et comme prévu il a plu des trombes d'eau. Comme cela n'en décourageait pas certain qui voulaient voir les Karpatt, on était deux et ensuite trois à se réfugier sous une scène couverte où il y avait une foule monstreuse. Tout le monde fumait joints et cigarettes. J'étais congelée et un peu à l'ouest... on prend les choses du bon côté et on rigole, y'a un groupe qui fumait des joints dont l'un, déjà un peu barré, qui voulait rester pour voir "si Diam's elle est grosse en vrai". Le concert des Karpatt terminé on se retrouve tous dont une partie qui ressemble à des éponges et on décide de rentrer. Je n'ai pas vraiment de regrets, j'ai vu ce que je voulais voir. Une fois rentrés, j'ai squatté un ordinateur avec lequel j'ai lu, papoté, on a mangé, j'ai dessiné mon envie de tropiques, j'ai bu mon thé devant la télé avant de pouvoir rentrer chez moi pour me coucher.

Et maintenant... j'ai plus qu'à me servir de baumes contre les hématomes et de soins pour les cheveux. C'est pas demain que je vais faire de l'exercice, moi.

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