Voici un communiqué en ce Samedi 14 Juillet, bien qu'à deux heures du matin je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir changé de jour de la semaine. Je viens donner de mes nouvelles et ça me fait penser à des lettres envoyées d'un voyageur qui raconterait ses périples, laissant ses écrit là pour qu'on puisse les lire et vivre ces instants avec lui. Je ne dirais pas que je traverse le monde, mais que je voyage dans le mien, ces derniers temps. Celui-là a peut-être moins de matérialisme mais il n'est pas dangereux. Au fond, je dois vraiment être agoraphobe. Hum... je cherche la définition exacte.

Agoraphobe : individu ayant peur de se retrouver dans des lieux où peuvent arriver des situations échappant à son contrôle. D'une manière plus simple, on appelle ça une phobie de la foule, des gens ou même des endroits publics. Et moi qui pars demain sur Paris vers une multitude de petites vies en ébullition. Et moi qui me demandais si j'avais vraiment peur de la foule quand j'étais dans cet amas de fanatiques tout près de la scène, il y a déjà une semaine.

Je m'égare un peu. Il y a deux jours j'étais dans des endroits plus sombres de ce petit monde merveilleux (merveilleux par définition littéraire... et je blâme ces connaîssances qui me rappellent de trop mauvais souvenirs), mais hier et ce soir, je vois un ciel bleu, dégagé, je sens une légère brise, les cieux, haut perchée parmis les éoliennes, je vois la mer au loin. C'est toujours la musique qui éveille ça. Même si j'ai un désert dans la tête, en ce moment. Et de bons sentiments envahissent mon esprit. Je me sens reposée, avec l'odeur du thé qui vient caresser mes narines. Et pourtant, aujourd'hui je n'ai rien fait... recluse en ermite tout là haut dans cette pièce sombre parce que je ne voulais voir personne. MSN coupé, portable éteint et avec six appels en absence. Sans même le regret d'avoir manqué ces appels. A la maison aussi je fais mon associale. De toute façon c'est devenu trop bizarre, les choses me dépassent et je n'ai aucune envie d'essayer de les ratrapper. Je préfère m'en aller ailleurs et penser à autre chose. Après tout, c'est à deux heures que ça me vient à l'esprit... mais c'était un vendredi 13, non ? De toute façon on y croit qu'une fois qu'on a décidé que la journée aura été mauvaise.

J'vais retourner sur mon éolienne, tiens... et puis regarder la mer. De toute façon, j'y vais même pas pour de vrai cette année. Et puis la mienne elle est plus belle. =D

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Communiqué - 2h31 - je retouche mon article pour délivrer quelques autres pensées. Une multitude d'éoliennes et de ballons volants peuplent mon imagination. Tout est aérien, et ça me fait penser à tout ce temps où l'on allait jusqu'à m'appeller Eole. Moi j'étais fière. Et puis j'ai trouvé ce pseudonyme trop quelconque... six ou huit mois plus tard, j'optais pour Pitseleh, et ce pour plus de deux ans déjà maintenant. Bonne nuit.

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