L'épisode de la libération des dents.
S'il y a bien une morale à retenir dans cette histoire, c'est de ne pas trop ouvrir sa grande gueule. Evidemment, moi c'est ce que j'ai fait. Faut dire que j'étais sacrément emballée. Toujours est-il que même toute seule, ce soir je fais la fête !
J'attendais ça depuis un sacré bout de temps... j'en avais parlé à pleins de gens, j'en avais nargué d'autres. Et c'est peu après être partis qu'on se rend compte qu'il y a des travaux sur le chemin. Je commence à paniquer comme une folle. Faut qu'on y soit à l'heure, à l'heure ! Après avoir engueulé quelques voitures, j'ai courru comme une dingue jusqu'au cabinet. La secrétaire m'a dit qu'ils pensaient que j'arriverais pas. Si si si je suis arrivée. Et comment ! J'étais supra-déterminée.
J'attends un peu dans la salle d'attente jusqu'à ce que le gentil monsieur qui bichonne mes dents depuis presque trois ans vienne me chercher. C'est drôle comme les gens peuvent se montrer moins aimables quand on se pointe au rendez-vous avec cinq minutes de retard. J'avais beau être souriante et dire trois mille fois bonjour avec un air gêné, ils m'ont pas vraiment pas mise à l'aise. Ils étaient pas vraiment à blâmer non plus. Bref. Le gentil monsieur arrache tout (ouiiiii !) et s'apprête à me polir les dents. Il a dû utiliser cinq ambouts de fraise différents. C'était long... Moi je restais calme, malgré mon impatience. Une fois terminé, il me remet un truc qui ressemble à un truc rose en plastique avec des tiges en métal plantés dedans (seule description qui me soit venue à l'esprit). Je retourne ça dans tous les sens, le met dans ma bouche, le ressort, c'est bon j'ai pigé. Je me lève, il me dit "Alors ?" moi je lui répond "Ça fait plaisir =D", il rit.
Durant tout le trajet de retour, je passe ma langue sur mes dents du haut comme je l'avais fait avec mes dents du bas au mois de mai. Je fais de grands sourires au rétroviseur, même aux gens dehors. Je suis contente.
Libres, mes dents ! Liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiibres !!
J'ai aussi le soulagement d'avoir en moins cet "emberlificotage" qui est arrivé très tardivement pour m'être retiré tout aussi tard. En me regardant dans le miroir, j'ai eu la nette impression d'avoir quitté cet air juvénile que j'aurais dû ne plus avoir depuis au moins deux ans. Je ne dis pas qu'il y ait un âge forcé pour porter ça, considérant que ma prof de physique en seconde en avait un, mais toujours est-il que son absence me fait me sentir mieux dans ma peau.
Je me sens plus jolie, je me sens moins petite, je me sens avoir l'âge que j'ai. Et rien que ça... ça me fait sourire. L'occasion est d'ailleurs parfaite. :)
Et dire que j'ai failli arriver trop en retard pour que l'on me prenne... j'aurais eu l'air bien con.
Allez une p'tite dernière : liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiibres !!!!!!!!!! ^^
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Quand je relis mon article, entre les trucs roses en plastique, mon état de jouissance extrême, le gentil monsieur qui me dit "retire ta langue de là" (bon ça je l'avais pas écrit mais n'empêche qu'il l'a dit), c'est bien érotique pour une histoire d'appareil dentaire. x)
Par Pitseleh | Avant | Mardi 17 Juillet 2007, 19:33 | Après | Journal | 4 commentaires
par Pitseleh, le Mardi 17 Juillet 2007, 19:52
Hum. Bien tenté ! =DRépondre à ce commentaire


Commentaires
1 -par Mandragore, le Mardi 17 Juillet 2007, 19:41 Répondre à ce commentaire