Et mon nez (res)sentit le vent.
J'ai rêvé de Cindy. J'ai rêvé qu'elle jouait encore le rôle de la fille qui se fait respecter avec moi. J'ai rêvé que même si je sentais que je tremblais au creux de mon ventre, je lui tenais tête. Je lui tenais les mains. Je lui serrais fort, très fort... comme pour l'empêcher d'une part de tenter de me frapper, d'autre part pour lui faire sentir combien elle me mettait en colère et que ça n'allait plus être indolore très longtemps. Se genre qu'elle se donne sonne si creux dans mes oreilles que je la trouve absolument pathétique. Ce qui m'indispose, c'est qu'elle use de ce genre pour avoir l'air meilleure que moi en tout points. Je ne mâcherai pas mes mots, je la trouve conne. Pathétique, inintéressante et je voue à son égard une antipathie sans limites. Je pense qu'en contrepartie elle a les même pensées que moi. Parce qu'elle l'ouvre un peu trop, parce que mon silence en dit long sur ce que je pense. Nos différences nous offent un point commun : on ne s'aime pas. Personnellement, j'irais même jusqu'à la détester au plus haut point.
Je me lève. Je lave mon petit appareil rose avec la brosse à dent. C'est bizarre mais à le tenir dans ma main, l'attrait de la nouveauté me le fait paraître comme un nouveau jouet et ça m'éclate de le brosser. Avant de déjeuner, je m'occupe de mon chat. Je me "dispute" avec. C'est surtout qu'elle m'use avec ses gémissements incessants et je me met à lui crier dessus. Je déjeune devant la télé. Papa passe me donner une lettre de maman. Les lettres de maman, ça me fait toujours quelque chose. Je ne saurais pas décrire... le genre de choses qui peuvent briser un moral qui semblait inébranlable. Et en même temps, c'est pas comme si la Terre s'arrêtait de tourner. Mon téléphone me signale que j'ai loupé un appel. Un appel de Pox. Il me demande si je ne veux pas passer la journée chez lui. Bien sûr que j'accepte.
Après une douche rafraîchissante, je me rend douze kilomètres plus loin. Je vois sa sœur, elle a l'air d'aller bien. Je croyais qu'elle s'était méchamment disputée avec sa mère... ou bien leur entente à ce moment là n'était que cordiale. Ça m'a fait plaisir de la revoir. Elle s'était fait salement mal au dos. Je lui ai serré la main avec un scinique "Bienvenue au club", moi qui retourne à l'hôpital dans quelques jours. Avec Pox on monte, il avait une surprise pour moi. Il me montre une mise en page de blog, le titre est le même que celui de mon joueb. Je percute mal, j'ose pas percuter. C'était une mise en page de blog pour moi. Seulement... ça nécéssitait de faire un nouveau site et d'abandonner mon joueb. Je lui ai dit qu'on verrait plus tard, je n'ai pas l'intention de me séparer de mon joueb actuellement.
On sort, à quelques kilomètres plus loin. On voit d'autres gens... Céline, Thomas, et d'autres que je ne connais pas bien. D'ailleurs, ils ne mettent pas longtemps à partir. On se ballade, Pox, moi, Céline et Thomas. Je crève de chaud. On s'arrête à l'ombre d'une école primaire, je m'allonge sur un banc. Mes tongs mon défoncé les pieds. 18h55, on s'en va. Céline et Thomas rentrent chez eux, à deux maisons d'intervalle. Nous ne sommes plus que deux.
De retour chez Pox, je meurs de faim. On se goinffre de p'tits gâteaux avec des mots dessus. Il me montre un "J'adore ça", je lui montre un "Tais-toi" et un "Un baiser". Je lui joue un petit air de piano improvisé et lui demande de m'apprendre les bases du cor d'harmonie. Sa mère trouve que ça coûte cher d'être musicien, elle a raison. Il me nargue parce qu'il joue de cinq instruments et moi de seulement trois. Je ne privilégie pas la quantité, même si j'en jouerais bien des tas. Dans la soirée, Julie m'appelle, ça ne va pas du tout. Je la rappelle, elle ne veut pas m'user mon crédit, je l'appellerai une fois rentrée, ça sera gratuit.
Une vingtaine de mintes plus tard, je suis chez moi. Je me pose, me démaquille, je met en pyjama. J'ai mal à l'estomac sans avoir la moindre idée de la raison qui pourrait l'expliquer. J'ai loupé trois nouveaux appels de Julie. Elle me donne un numéro que je peux appeller gratuitement parce que c'est SFR. J'appelle, on se raconte ce qui ne va pas. Elle veut d'abord m'écouter, prétendant que quand je lui parle je la calme, qu'elle aime bien m'écouter moi, plus que beaucoup d'autres gens. Je lui raconte mes déboires familiaux, j'embraye sur ceux concernant un jeune homme bien trop con. Elle me raconte ses problèmes. En ce qui me concerne, ces choses qui lui tombent dessus ce soir me tombent dessus si souvent qu'ils en perdraient de leur drame à mes yeux.
Après la conversation, elle m'envoie un message me remerciant encore d'avoir pu discuter avec elle, que maintenant ça va beaucoup mieux et qu'elle est heureuse de pouvoir compter sur des amis qu'elle ne veut pas perdre.
Je lui ai sobrement répondu : "Quelques points communs que l'on partage". A ce moment là, je me connecte à mon Joueb parce que j'ai envie d'écrire avant d'aller me coucher.
Par Pitseleh | Avant | Jeudi 19 Juillet 2007, 00:45 | Après | Journal | 2 commentaires
par Pitseleh, le Jeudi 19 Juillet 2007, 16:47
Examens périodiques sur ma scolyose lombaires. Rien de vraiment méchant. ;o)Répondre à ce commentaire


Commentaires
1 -par Mandragore, le Jeudi 19 Juillet 2007, 14:24 Répondre à ce commentaire