Je sais pas.
C'est tout.
Que puis-je dire...
Mais j'ai cette farouche envie d'écrire.
Je m'exécute donc.

Je n'aime pas me laisser aller, mais le faire seule est la moindre des choses. Lors d'un cours de littérature, je ne sais plus dans quelles circonstances, notre professeur nous avait demandé si on ne trouvait pas les choses plus tristes lorsqu'on y pense la nuit... Elle avait raison. Et même à ce moment là, je le savais.

Je ne sais pas. J'ai encore le coin de l'œil humide. Il n'y eu ni bruit, ni sanglot, ni aucune grosse larme. Juste une petite dont le chemin s'est achevé presque tout de suite mais dont je peux sentir la trace à chaque fois que je cligne l'œil gauche.

Je ne sais pas... si j'envie les locataires d'à côté qui roucoulent comme de joyeux tourteraux ou bien si c'est seulement un de ces moments que j'ai où je réclame silencieusement une présence réconfortante dans les tribulations de mon esprit. J'en ai besoin. Cette étreinte qui veut dire que tout ira bien quoi qu'il arrive. Pas besoin de voir, ni d'entendre, juste de sentir.

Je sais pas. J'aime penser que je suis forte et grande, que je n'ai pas besoin de quelqu'un en particulier. Mais tandis que je m'étais promis de ne plus y penser, j'ai ce manque, cette personne j'ai envie de faire une bêtise... mais je n'ai pas à revenir en arrière, à me mettre à genoux et de le supplier. Je me contenterai d'y penser et de me dire qu'une âme meilleure croisera mon chemin et que ça aura valu la peine d'attendre un peu plus.

Mon objectif s'est dissout, je suis désorientée, j'avance dans le brouillard d'un pas engourdi. Peut-être que je n'ai pas réalisé, pourtant je ressens qu'un cap a été passé, qu'une page a été tourné. Mais il figure sur la suivante qui ce soir est bien trop lourde.

Non, je ne sais pas. Je ne sais plus rien. Je m'en vais.
Un de ces quatres, je saurai.
En attendant, je vais me coucher...

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