Y'a des fois, comme ça, faut réagir. Se relever. Avant qu'il ne soit trop tard. Ne plus se terrer dans l'ombre à se ronger, à penser à ce qui fait mal, à ce qui dérange. Se détester de ne plus avançer, et sombrer lentement...

Je pense beaucoup à l'année prochaine. A ce que je vais faire. Je me demande si j'y arriverai. Je doute beaucoup. Je me demande dans quelle ville je vais atterrir. Je vacille entre Amiens et Paris. Je me demande si je trouverai un endroit où me loger. Je me demande si je serai prise. Si mes résultats seront assez bons. J'ai peur, parce que je fais plus ou moins n'importe quoi ces temps-cis. Peut-être parce que je suis fatiguée, que j'en ai marre. Peut-être parce que je pense à d'autres choses. Et puis je me dis que rien n'a le droit de me détourner les yeux de mes objectifs. Rien.

J'écoute Mazzy Star en boucle, en attendant que Radioblog revienne pour mettre ma chanson ici. Parce qu'elle tourne sans cesse dans ma tête. Je pense tout changer dans ma chambre aussi. Mettre mon lit ici, mon bureau là-bas, pas loin du piano, comme ça le meuble de l'ordinateur ne rendra plus l'accès difficile vers l'un comme l'autre. Mettre des photos exotiques, du soleil, la mer, le sable. Des souvenirs, des dessins... histoire de repartir de zéro. J'ai envie de me couper une frange, de me teindre les cheveux. J'hésite entre blond et noir corbeau. J'ai envie de voir ma soeur sur Paris, de me changer les idées.
Peut-être que j'irai nager, faire de la musique. J'ai l'embarras du choix, même si ça me frustre d'avoir l'ispiration que sur le piano des autres. J'éssaierai de m'entraîner au violon, de composer à la guitare, de m'amuser au concertina... et dessiner aussi. J'ai sans cesse soif de créer, et toujours soif de nouveauté. Toujours.

Peut-être même, que je trouverai quelqu'un qui voudra de moi... ça fait partie du plan aussi. Pas n'importe qui, il n'y a aucun désespoir.

Je ne suis jamais désespérée. Jamais.

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