Frisquet.
Le froid me manque.
Je repense à ce que Songe m'a dit dernièrement. La belle ville qu'est Paris est souvent plus jolie quand l'air est glacé. Un brin de nostalgie vient alors effleurer mon cœur fragile.
Je me revois cet hiver, déambulant dans les rues de la capitale. Parfois des heures durant. J'allais de Bastille au Champ de Mars, en passant par Notre Dame. J'avais mal au jambes, j'avais froid, rien à manger, sans un sous en poche et souvent en pénurie de ticket de métro. Ce vagabondage avait du charme. Je revois ce couple de SDF à Bastille avec leurs chiens. L'un d'eux (je parle des SDF) m'avait demandé de l'adopter (toujours le SDF). Je leur ai filé un euro, et il m'a dit "Merci la puce". Je revois ce jeune garçon qui a pris ma commande au Starbucks (toujours à Bastille) qui avait des yeux bien trop bleus pour être ordinaires et un sourire à charmer une fille aussi difficile que moi. Et comme je sais que je ne le reverrai probablement pas, je me fabrique des histoires. Je l'ai revu une fois... je suis repassé une semaine après. Comme si je ne l'avais pas fait exprès mais on ne dira rien, hein.
Aujourd'hui il fait bien trop chaud pour quelqu'un comme moi. Moi qui aime ce souffle quand il fait froid, qui aime mettre mes mains dans les poches de mon gros manteau, ce chocolat chaud réconfortant... cette absence de foule. Les gens se mettent à l'abri. Ne restent que les courageux qui sont bien obligés de se les cailler, les amoureux des tableaux mélancoliques qui ont le goût de marcher dans les flaques d'eau au risque de perdre toute sensation dans les orteils, et les imbéciles qui mangent en terrasse à -2° parce qu'ils ont envie de fumer (véridique). Je revois mon trajet habituel entre Hotel de Ville et Notre Dame. Cette petite rue pleine de galleries d'art. Ce panneau inutile "Kazé - le vent".
C'est fou comme les saisons changent le monde.
Je repense à ce que Songe m'a dit dernièrement. La belle ville qu'est Paris est souvent plus jolie quand l'air est glacé. Un brin de nostalgie vient alors effleurer mon cœur fragile.
Je me revois cet hiver, déambulant dans les rues de la capitale. Parfois des heures durant. J'allais de Bastille au Champ de Mars, en passant par Notre Dame. J'avais mal au jambes, j'avais froid, rien à manger, sans un sous en poche et souvent en pénurie de ticket de métro. Ce vagabondage avait du charme. Je revois ce couple de SDF à Bastille avec leurs chiens. L'un d'eux (je parle des SDF) m'avait demandé de l'adopter (toujours le SDF). Je leur ai filé un euro, et il m'a dit "Merci la puce". Je revois ce jeune garçon qui a pris ma commande au Starbucks (toujours à Bastille) qui avait des yeux bien trop bleus pour être ordinaires et un sourire à charmer une fille aussi difficile que moi. Et comme je sais que je ne le reverrai probablement pas, je me fabrique des histoires. Je l'ai revu une fois... je suis repassé une semaine après. Comme si je ne l'avais pas fait exprès mais on ne dira rien, hein.
Aujourd'hui il fait bien trop chaud pour quelqu'un comme moi. Moi qui aime ce souffle quand il fait froid, qui aime mettre mes mains dans les poches de mon gros manteau, ce chocolat chaud réconfortant... cette absence de foule. Les gens se mettent à l'abri. Ne restent que les courageux qui sont bien obligés de se les cailler, les amoureux des tableaux mélancoliques qui ont le goût de marcher dans les flaques d'eau au risque de perdre toute sensation dans les orteils, et les imbéciles qui mangent en terrasse à -2° parce qu'ils ont envie de fumer (véridique). Je revois mon trajet habituel entre Hotel de Ville et Notre Dame. Cette petite rue pleine de galleries d'art. Ce panneau inutile "Kazé - le vent".
C'est fou comme les saisons changent le monde.
Par Pitseleh | Avant | Mardi 2 Juin 2009, 23:43 | Après | Journal | aucun commentaire
