Alors moi je suis un ninja.
Ah mes yeux. Mes yeux planqués derrière mes immenses lunettes, mon esprit en bordel dissimulé derrière une posture des plus stoïques. Un sang froid apparent, une moue presque touchante. N'importe quoi. Laissez moi rire, laissez moi boire.
Bien sûr que je suis là, je suis toujours et serai toujours là. Toujours les pieds cloués sur cette maudite planète peuplée d'imbéciles comme de sublimes rencontres. Je ne sais pas quoi écrire. Je vomis sur le tas. J'ai fini ma bouteille de Côtes du Rhône. J'ai l'air d'une pauvre fille qui fait genre : "Regardez je bois, je suis triste, regardez moi". Que ceux dont l'esprit a été effleuré par cette idée aillent se faire foutre. Je n'ai jamais été triste. En colère sans doute. Qui ne le serait pas, les pieds cloués au sol et les yeux rivés vers les étoiles ?
Portishead caresse mes oreilles, l'obscurité enveloppe mon corps et mes idées, la lumière de la télévision heurte mes yeux, je cris ici car je ne sais pas quoi faire d'autre. Plus rien ne me semble être bon. L'espoir a fait ses valises et a foutu le camp avant que ne s'installe la peur. La colère, ayant eu vent de tout ça, se ramène aussi et déploie ses flammes sur tout mon monde. La tristesse vient furtivement pleuvoir pour éteindre les braises, mais il ne reste qu'un paysage désolé et morne. Et cette noirceur devient presque amicale, à la limite du nécessaire. Elle se condense et s'imprègne dans l'atmosphère. Impossible de s'en débarrasser, elle se déploie, contamine tout.
Quand j'aurai fini mon verre, je m'en irai.
"In Time" de Zero 7 démarre, je bade pour de bon. Le vin agresse mes papilles. Mon dos voûté me fait mal, j'ignore si j'arriverai à dormir. J'ai peur à l'idée de ne pas dormir. Qu'un tas de pensées à la con viennent troubler mon sommeil alors je continue. Je continue à me faire taire moi-même. A faire taire tout ce que j'entends, tout ce que je vois. Je m'enferme dans ma médiocrité, tout est plus simple alors. J'ai connu un garçon une fois, il disait toujours d'avance qu'il était con, ce qui lui donnait le droit de l'être, puisqu'il en avait averti le monde entier. Eh bien tiens toi bien, "Monde Entier". Je ne suis pas conne. Je ne suis pas sans valeur. J'ai des idées, des rêves. Et je pense qu'un être dépressif est un être bien trop conscient des choses. Je suis peut-être élitiste puisque j'ai de mauvais aprioris sur les gens trop simples, alors voilà mon défaut. With a little help from my friends, je vais venir te titiller l'arrière train et tu vas tellement aimer ça que tu vas en redemander.
Mais comme je suis du genre à remettre au lendemain et que j'ai fini mon verre, là je vais me coucher. Une journée garnie partiellement d'une gueule de bois m'attend, paisiblement.
Bien sûr que je suis là, je suis toujours et serai toujours là. Toujours les pieds cloués sur cette maudite planète peuplée d'imbéciles comme de sublimes rencontres. Je ne sais pas quoi écrire. Je vomis sur le tas. J'ai fini ma bouteille de Côtes du Rhône. J'ai l'air d'une pauvre fille qui fait genre : "Regardez je bois, je suis triste, regardez moi". Que ceux dont l'esprit a été effleuré par cette idée aillent se faire foutre. Je n'ai jamais été triste. En colère sans doute. Qui ne le serait pas, les pieds cloués au sol et les yeux rivés vers les étoiles ?
Portishead caresse mes oreilles, l'obscurité enveloppe mon corps et mes idées, la lumière de la télévision heurte mes yeux, je cris ici car je ne sais pas quoi faire d'autre. Plus rien ne me semble être bon. L'espoir a fait ses valises et a foutu le camp avant que ne s'installe la peur. La colère, ayant eu vent de tout ça, se ramène aussi et déploie ses flammes sur tout mon monde. La tristesse vient furtivement pleuvoir pour éteindre les braises, mais il ne reste qu'un paysage désolé et morne. Et cette noirceur devient presque amicale, à la limite du nécessaire. Elle se condense et s'imprègne dans l'atmosphère. Impossible de s'en débarrasser, elle se déploie, contamine tout.
Quand j'aurai fini mon verre, je m'en irai.
"In Time" de Zero 7 démarre, je bade pour de bon. Le vin agresse mes papilles. Mon dos voûté me fait mal, j'ignore si j'arriverai à dormir. J'ai peur à l'idée de ne pas dormir. Qu'un tas de pensées à la con viennent troubler mon sommeil alors je continue. Je continue à me faire taire moi-même. A faire taire tout ce que j'entends, tout ce que je vois. Je m'enferme dans ma médiocrité, tout est plus simple alors. J'ai connu un garçon une fois, il disait toujours d'avance qu'il était con, ce qui lui donnait le droit de l'être, puisqu'il en avait averti le monde entier. Eh bien tiens toi bien, "Monde Entier". Je ne suis pas conne. Je ne suis pas sans valeur. J'ai des idées, des rêves. Et je pense qu'un être dépressif est un être bien trop conscient des choses. Je suis peut-être élitiste puisque j'ai de mauvais aprioris sur les gens trop simples, alors voilà mon défaut. With a little help from my friends, je vais venir te titiller l'arrière train et tu vas tellement aimer ça que tu vas en redemander.
Mais comme je suis du genre à remettre au lendemain et que j'ai fini mon verre, là je vais me coucher. Une journée garnie partiellement d'une gueule de bois m'attend, paisiblement.
Par Pitseleh | Avant | Jeudi 3 Septembre 2009, 03:28 | Bricolage | aucun commentaire
