Je pars, je suis partie.
Il y a des jours où l'on se sent con. Vraiment con. Tellement con, que l'on a envie de se taper la tête contre un mur, mais on a si peu de courage que tout ce qu'on se dit c'est "Mince mais ça doit faire mal". A moins que ce soit la preuve qu'il nous reste un minimum de sens et qu'on a pas été totalement lobotomisé. Bref.
Il y a des jours où l'on se sent triste. Il y a le coup de cafard du "on sait pas ce qu'on a ni pourquoi", la blase de la sale journée, la grosse mauvaise nouvelle qui nous tombe sur le coin de la tronche... la peine de cœur, aussi. Tu sais, cette douleur inattendue qui vient te transpercer la poitrine pour laisser une plaie sanguinolente qui a ses chances de rester en putréfaction un moment si tu décides de rester le cul par terre à fixer le néant. Ou à espérer qu'en nageant à contre courant les choses finiront enfin par te sourire. Quelle connerie...
Il y a des jours comme ce matin, le cœur empli d'amour, l'esprit serein (ça n'était pas arrivé depuis combien de temps, ça ?) tu commences ta routine quotidienne. Mais quelque chose vient se heurter à tes projets de vivre ta vie dans un océan de "il ne se passe rien mais tout va bien". J'ai appris ce matin que celui pour qui je me lève tous les matins (et ironiquement, ce matin aussi) lui a... trouvé quelqu'un d'autre. Le plus intéressant, c'est que j'ai analysé tout ce qui se passait en moi à cet instant précis. Une douleur fulgurante au niveau de la poitrine, qui part vers l'estomac pour disparaître enfin, une sensation de chaud dans tout le corps, il faut que je retire ma veste. Un état de paralysie générale, et enfin je retrouve mon état initial, mais je fonctionne au ralenti. J'ai l'impression d'être une bête qui s'est pris la patte dans un piège et qui se trouve terrorisée à l'idée d'avancer plus loin. Mais pourtant, aucune larme ne perle au creux de ma fossette.
Il y a des jours, où l'on prend certaines résolutions. Il y a des jours où il y en a marre d'avoir mal pour rien. Le miel n'est pas le miel sans le vinaigre et j'ai bu toute la bouteille pour le petit déjeuner. Demain, les petits affronts quotidiens auront un goût sucré. Je déclare forfait. Tu as gagné, j'ai eu ce que je méritais. J'ai brisé quelques cœurs et déçu quelques âmes sensibles, et je me retrouve au fond de cette famillère fosse sceptique sans lumière. Mais merde, je vais me relever. Que quelqu'un me tende la main, ou bien je salirai les miennes en m'appuyant par terre mais je me relèverai. Et tout à coup, les choses me semblent claires, je vais faire ce que j'ai envie. Si je dois vivre sans amour, je vais continuer mon chemin avec le seul que j'ai et je tenterai le conservatoire. Je défierai la musicologie. C'est terminé, je me tire d'ici.
Maintenant regarde moi, tu as vu ? Je pars, je suis partie.
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Re: Il y a des jours où l'on se sent triste. Il y a le coup de cafard du "on sait pas ce qu'on a ni pourquoi", la blase de la sale journée, la grosse mauvaise nouvelle qui nous tombe sur le coin de la tronche... la peine de cœur, aussi. Tu sais, cette douleur inattendue qui vient te transpercer la poitrine pour laisser une plaie sanguinolente qui a ses chances de rester en putréfaction un moment si tu décides de rester le cul par terre à fixer le néant. Ou à espérer qu'en nageant à contre courant les choses finiront enfin par te sourire. Quelle connerie...
Il y a des jours comme ce matin, le cœur empli d'amour, l'esprit serein (ça n'était pas arrivé depuis combien de temps, ça ?) tu commences ta routine quotidienne. Mais quelque chose vient se heurter à tes projets de vivre ta vie dans un océan de "il ne se passe rien mais tout va bien". J'ai appris ce matin que celui pour qui je me lève tous les matins (et ironiquement, ce matin aussi) lui a... trouvé quelqu'un d'autre. Le plus intéressant, c'est que j'ai analysé tout ce qui se passait en moi à cet instant précis. Une douleur fulgurante au niveau de la poitrine, qui part vers l'estomac pour disparaître enfin, une sensation de chaud dans tout le corps, il faut que je retire ma veste. Un état de paralysie générale, et enfin je retrouve mon état initial, mais je fonctionne au ralenti. J'ai l'impression d'être une bête qui s'est pris la patte dans un piège et qui se trouve terrorisée à l'idée d'avancer plus loin. Mais pourtant, aucune larme ne perle au creux de ma fossette.
Il y a des jours, où l'on prend certaines résolutions. Il y a des jours où il y en a marre d'avoir mal pour rien. Le miel n'est pas le miel sans le vinaigre et j'ai bu toute la bouteille pour le petit déjeuner. Demain, les petits affronts quotidiens auront un goût sucré. Je déclare forfait. Tu as gagné, j'ai eu ce que je méritais. J'ai brisé quelques cœurs et déçu quelques âmes sensibles, et je me retrouve au fond de cette famillère fosse sceptique sans lumière. Mais merde, je vais me relever. Que quelqu'un me tende la main, ou bien je salirai les miennes en m'appuyant par terre mais je me relèverai. Et tout à coup, les choses me semblent claires, je vais faire ce que j'ai envie. Si je dois vivre sans amour, je vais continuer mon chemin avec le seul que j'ai et je tenterai le conservatoire. Je défierai la musicologie. C'est terminé, je me tire d'ici.
Maintenant regarde moi, tu as vu ? Je pars, je suis partie.
Par Pitseleh | Avant | Jeudi 29 Janvier 2009, 10:04 | Après | Journal | 3 commentaires
par Pitseleh, le Dimanche 1 Février 2009, 20:25
Je répond sans doute un peu tard, mais merci d'être passée aussi vite.Répondre à ce commentaire
Le jour même, j'ai lu ta réaction et j'ai senti une sorte de
soulagement, comme si mon cri avait été entendu par quelqu'un. Je ne
savais pas que ça me ferait du bien, mais merci. J'éspère que tu vas
bien, que tout s'est arrangé...

Commentaires
1 -par AboveTheClouds, le Jeudi 29 Janvier 2009, 13:00 Répondre à ce commentaire