7h30, le "réveil" sonne. En fait c'est mon prtable que j'utilise comme réveil. Bref. Il sonne, et ma première réaction est de le prendre et de le mettre sous la couette en attendant qu'il arrête de sonner. C'est peut-être que je n'étais pas bien réveillée, mais j'ai réalisé plus tard qu'à ce moment là je pensais qu'il s'agissait d'un appel. Toujours est-il que j'ai fini par avoir les oreilles assez fatiguées d'entendre ce son strident pour y remédier. Dans une heure et demie, on part. Sauf que... j'en n'ai plus trop envie. Je n'sais pas. Qu'est-ce que j'suis chiante.

Je me rendors pour me réveiller une heure plus tard. Mon frère passe pour me dire que je devrais me lever, mais il n'avait rien dit encore qu'un sec "Non" s'était échappé de ma bouche. "Non quoi ?" - "Non je n'viens pas". J'avoue ne pas être à prendre avec des pincettes quand je suis encore dans mon lit et avec à peine cinq heures de sommeil dans les dents, ce qui vaut un bon mal de tête. Ce qui est très con, c'est qu'à peine avais-je dit que c'était parce que je voulais dormir que dans ma tête ça sonnait comme une bonne excuse plus encore qu'une véritable raison. J'allais déplorer le fait que je ne me convainc même plus mais à quoi bon se raconter des mensonges... pour être encore plus paumée que d'habitude et ne même plus me faire confiance ? C'est pas vraiment un bon plan. Et puis j'arrive pas à me rendormir, tiens j'me lève.

Je prend l'air, sans parler à personne. Mon mutisme se poursuit déjà depuis combien de temps ? Je compte plus les jours. De toute façon mieux vaut se taire que dire des conneries sous la colère mais cette colère revient à chaque fois qu'ils sont là. Bref. Je déjeune et Dim' qui devait passer nous chercher se montre légèrement déçu du fait que je ne vienne plus. Ça m'ennuie parce que moi j'l'aime bien, lui. Oh et puis merde, ça fait une bonne excuse de plus mais j'allais pas y aller et afficher une tête d'enterrement. Cette expression qui reste fixée sur mon visage depuis quelques temps pendant que mon moral coule à pic dans je ne sais quelles profondeurs. J'ai envie de dire que tout le monde me fait chier, que je suis blasée... toujours est-il que je suis là.

Je me rappelle le 14 juillet 2005 où je discutais avec Ju' en écoutant "Lemon Tree", de celui de l'année 2006 où j'ai découvert une vidéo de Beck interprêtant "One Foot In The Grave" à un spectacle auquel j'aurais voulu aller à n'importe quel prix, j'ai aussi découvert "Deadweight" et Damien était en vacances à Luchon comme il l'est encore aujourd'hui.

Je sais pas ce qu'il en sera de ce soir. Je me faisais une joie d'aller (une fois de plus) sur Paris et sur un coup de tête j'ai renoncé. On va voir si c'était bien une connerie. Pour l'instant, ce sont les Beatles et leur "Strawberry Fields Forever" qui gèrent mon moral.

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