Les parasites siamois.
Elle a mis si peu de temps.
C'est allé si vite.
Elle est arrivée, et là tout est tombé.
Les sourcils crispés, cette chose bizarre au milieu, juste sous la poitrine, dans le creux... c'est douloureux. Je mordille ma langue. C'est quelque chose que je fais depuis mon plus jeune âge. Je le faisais quand je n'avais pas ma têtine, je le fais quand je m'applique, me concentre. C'est aussi un moyen parallèle à celui de serrer dans sa main une balle anti-stress. Si je continue, elle va saigner... comme toujours dans ce cas de figure.
Il y a 10 minutes, même pas... j'écoutais la reprise de "Between The Bars" que j'ai découverte et que j'aime assez pour la passer encore et encore... la foule me transporte dans la Fnac à Paris, où j'allais lire ou voir des CDs, je me dis "tiens je vais descendre voir le chat ou voir s'il y a quelque chose à manger". J'avais même pas faim. Je descend, j'entend que la télévision est allumée. Ça me frôle à peine l'esprit qu'elle puisse être là trois soirs de suite. Quand même, il aurait pas osé... il serait gonflé... qu'est-ce qu'il aurait dans la tête ?
J'arrive en bas de l'escalier, je me retrouve à la porte d'entrée, je regarde par la petite fenêtre d'où je vois le portail... et je la vois, la voiture grise. Elle arrive, la colère monte progressivement et vite, très vite. Mon moral dégringole à une vitesse phénoménale. A ce moment précis, j'ai envie de partir... le plus loin possible. J'ai pas envie, j'veux pas qu'elle soit là, j'veux pas la voir. C'est quoi cette pute qui s'invite ? Elle sait qu'il y a des "enfants" ici ? Evidemment qu'elle doit le savoir. Et pourquoi lui il l'ammène là ? Qu'est-ce qu'il a dans le crâne ? Il est con ou quoi ? Merde !
Et si les mots tapés sur le clavier ne m'extirpent qu'un maigre soulagement, je ne hurlerai pas, je ne dirai rien. Cette colère sera enfouie là, tout au fond... elle va croquer le fond de mon estomac, jusqu'à le ronger petit à petit. Les seuls signes de mécontentement que je suis capable de faire sont mes silences quand il me parle, et lorsque je fais parler mon piano. Et elle, je la hais déjà... le plus ironique, c'est qu'à peine remontée je me suis rendue compte que j'avais faim.
J'ai ouvert la porte à la colère, elle est entrée, s'est fabriqué un nid douillet et s'est installée confortablement. Elle mastique le fond de mon ventre et grandit... et moi... j'veux m'en aller.
Elle m'a encore volé une autre soirée. Et demain ? Si elle revient demain ? Je l'attache, je lui fais manger ses baskets roses et si elle est pas contente je lui met la tête dans le four.
De toute façon, à chaque fois que j'en finis avec une poufiasse de service, y'en a une autre qui s'amène... je deviens blasée.
Par Pitseleh | Avant | Dimanche 15 Juillet 2007, 23:04 | Après | Journal | 5 commentaires
par Pitseleh, le Lundi 16 Juillet 2007, 01:30
Répondre à ce commentaireJe pense qu'il y en a plusieurs sortes. Je passe souvent pour quelqu'un de très calme même s'il m'arrive de piquer des colères comme les mômes. On m'a même fait remarquer que je tapais des pieds quand je piquait mes p'tites crises. Ce sont des colères plutôt furtives, elle ne restent pas ou bien laisent place à un gros boudin forcé, juste pour dire "toi j't'en veux mais j'me force pour t'emmerder".
Là c'est la grosse colère, la rage, quelque chose de vraiment fort, qui peut me hanter pendant des nuits entières. Le plus étonnant c'est que le matin ça va mieux. Le soir d'habitude c'est le moment que je préfère et on me le gâche à chaque fois. L'autre avec ses baskets de mauvais goût (je n'insinue pas que je suis portée sur la mode mais y'a des limites à la déscence) qui ne m'a jamais vue et que je n'ai jamais vu. Je ne veux pas savoir à quoi elle ressemble. Le simple rôle qu'elle tient suffit à m'énerver au plus haut point et à souhaiter qu'elle débarrasse le plancher.
Je le répète, je suis quelqu'un de très calme, mais le jour où je vais sauter un boulon ça va être folklo'... xD


Commentaires
1 -par inconsciente, le Lundi 16 Juillet 2007, 01:07 Répondre à ce commentaire