Mars, et ça repart.
Il est 19h, il paraît qu'ils m'attendent.
Il est 21h, je grimpe dans le train. J'adore partir avec un rien au fond de mon sac, partir comme ça, comme si ne rien était. Je regarde par la fenêtre les paysages urbains défiler si vite qu'ils se mélangent entre eux comme une peinture pas encore sèche qui prendrait la flotte. Un type pas clair me regarde avec insistance, il glisse sa main dans son pantalon. Je savais bien que ce short il était trop court...
Il est 22h, après moultes déambulations, je sors du métro Sully-Morland. Il y a une touche de rose dans le ciel... c'est joli. Pas mal de nuances de bleu pâle, un peu de jaune clair dans les nuages. J'allume une cigarette. Je porte un bandana dans les cheveux, une tunique blanche brodée, un mini short marron et des grandes bottes à franges. Les gens me regardent bizarrement. Je m'arrête sur le grand pont pour faire une pause et regarder autour de moi. Je tire sur ma cigarette en regardant le haut du crâne de Madame Tour Eiffel qui de sa grande taille surplombe tous ces immeubles. A sa gauche, un peu plus loin, Notre-Dame. Je n'étais en fait qu'à quelques battements d'ailes d'oiseau de là où je faisais mes longues promenades. Avant de repartir, je savourais ce moment avec moi-même, avec l'absence de mots, juste mes quelques pensées et mon admiration pour un paysage qui m'est maintenant redondant mais dont j'ai encore du mal à me lasser.
Il est 23h, nous sommes assis dans l'herbe, on discute de tout, de rien. J'ai froid. Je savais bien que ce short il était vraiment trop court... et que j'ai bien fait de prendre un pled en polaire. On est deux, Julie et moi, à le partager, ainsi que quelque conversation. On rit, on boit, on va uriner derrière les buissons, on parle de cette fin d'année, de nos chemins qui se séparent, de ce qu'on fera... et ce pincement au coeur qui est toujours là.
Il est minuit, ceux qui veulent récupérer le dernier métro s'échappent. J'ai envie de faire comme eux. S'en va ce bel énergumène avec qui je discute depuis une bonne demie-heure. Des origines espagnoles, un style classe et charmant, un joli sourire. Je me dis que j'aurais dû le raccompagner jusqu'à la station. J'ai toujours ce côté gonzesse qui fait surface trop tard, même si je m'améliore. Tant pis. Les autres veulent qu'on aille un peu plus loin : il y a de la musique.
Il est 1h et je ne suis pas convaincue. Un saxophoniste met l'ambiance pendant que son public tape sur des bouteilles de bière pour placer le tempo. Je discute cinéma avec Chris tout en poursuivant la descente de ma bouteille de vin. Je ne tarde pas à rejoindre Francesco au bord de l'eau. Je partage mon pled et on parle des choses vraies. De ce qui fait ce que nous sommes, de comment on ressent l'existence. C'était peut-être à cause de l'alcool, quand j'y pense. Il ma parlé de son enfance, je lui ai expliqué ma vision de la vie. J'ai rigolé quand il m'a dit que je lui avais ouvert les yeux. C'était sans doute à cause de l'alcool, quand on y réfléchit. Les gens festoyaient autour, un type nageait dans la Seine pendant qu'un autre pissait dedans et nous étions tous les deux là, comme deux vagabonds qui éssaient de n'pas crever de froid.
Il est 2h et on décide de partir. Deux d'entre nous on trop bu et subissent ce curieux phénomène que l'on appelle entre nous les djeuns "bader". Notre expédition à destination d'Oberkampf commence alors. La troupe s'étiole. Certains pleurent, d'autres enragent. Je garde mon calme, même si la peur que la soirée ne se termine pas bien me fait bouillonner. J'explique qu'il faut aller tout droit pour rejoindre Bastille. Même si la moitié écoute, du moment qu'ils suivent, on s'en fout. Les plus lucides d'entre nous essaient de jouer les bergers de ce troupeau ethyllique.
Il est 3h, et nous arrivons enfin, malgré les embûches regroupant disputes et rencontres avec d'autres groupes aussi frais que nous.
Il est 4h et j'éssaie de dormir. Les moins lucides d'entre nous on décidé de faire chier. Je me dis que la prochaine fois, c'est moi qui boirai le plus puisque c'est pas payé de réfléchir à la place des autres. J'ignore les Beach Boys sur Deezer, je colle ma tête sous l'oreiller et Ô miracle, je parviens à trouver les bras de Morphée.
Il est 11h, et ça fait cinq heures que les autres sont partis. Nous ne sommes plus que trois. Francesco et moi laissons l'hôte vacquer à ses occupations alors que nous rejoignons le métro Oberkampf en essayant de ne pas saliver devant les poulets rôtis dans les rôtisseries. Boire affame. Qui l'eut cru ?
Il est 13h et après métro/train/bus, je rentre chez moi. J'engloutis la totalité d'une quiche lorraine avant de mécrouler devant un épisode de Friends.
Il est 19h30. Ah ? Tiens bonjour... *baille*
Il est 21h, je grimpe dans le train. J'adore partir avec un rien au fond de mon sac, partir comme ça, comme si ne rien était. Je regarde par la fenêtre les paysages urbains défiler si vite qu'ils se mélangent entre eux comme une peinture pas encore sèche qui prendrait la flotte. Un type pas clair me regarde avec insistance, il glisse sa main dans son pantalon. Je savais bien que ce short il était trop court...
Il est 22h, après moultes déambulations, je sors du métro Sully-Morland. Il y a une touche de rose dans le ciel... c'est joli. Pas mal de nuances de bleu pâle, un peu de jaune clair dans les nuages. J'allume une cigarette. Je porte un bandana dans les cheveux, une tunique blanche brodée, un mini short marron et des grandes bottes à franges. Les gens me regardent bizarrement. Je m'arrête sur le grand pont pour faire une pause et regarder autour de moi. Je tire sur ma cigarette en regardant le haut du crâne de Madame Tour Eiffel qui de sa grande taille surplombe tous ces immeubles. A sa gauche, un peu plus loin, Notre-Dame. Je n'étais en fait qu'à quelques battements d'ailes d'oiseau de là où je faisais mes longues promenades. Avant de repartir, je savourais ce moment avec moi-même, avec l'absence de mots, juste mes quelques pensées et mon admiration pour un paysage qui m'est maintenant redondant mais dont j'ai encore du mal à me lasser.
Il est 23h, nous sommes assis dans l'herbe, on discute de tout, de rien. J'ai froid. Je savais bien que ce short il était vraiment trop court... et que j'ai bien fait de prendre un pled en polaire. On est deux, Julie et moi, à le partager, ainsi que quelque conversation. On rit, on boit, on va uriner derrière les buissons, on parle de cette fin d'année, de nos chemins qui se séparent, de ce qu'on fera... et ce pincement au coeur qui est toujours là.
Il est minuit, ceux qui veulent récupérer le dernier métro s'échappent. J'ai envie de faire comme eux. S'en va ce bel énergumène avec qui je discute depuis une bonne demie-heure. Des origines espagnoles, un style classe et charmant, un joli sourire. Je me dis que j'aurais dû le raccompagner jusqu'à la station. J'ai toujours ce côté gonzesse qui fait surface trop tard, même si je m'améliore. Tant pis. Les autres veulent qu'on aille un peu plus loin : il y a de la musique.
Il est 1h et je ne suis pas convaincue. Un saxophoniste met l'ambiance pendant que son public tape sur des bouteilles de bière pour placer le tempo. Je discute cinéma avec Chris tout en poursuivant la descente de ma bouteille de vin. Je ne tarde pas à rejoindre Francesco au bord de l'eau. Je partage mon pled et on parle des choses vraies. De ce qui fait ce que nous sommes, de comment on ressent l'existence. C'était peut-être à cause de l'alcool, quand j'y pense. Il ma parlé de son enfance, je lui ai expliqué ma vision de la vie. J'ai rigolé quand il m'a dit que je lui avais ouvert les yeux. C'était sans doute à cause de l'alcool, quand on y réfléchit. Les gens festoyaient autour, un type nageait dans la Seine pendant qu'un autre pissait dedans et nous étions tous les deux là, comme deux vagabonds qui éssaient de n'pas crever de froid.
Il est 2h et on décide de partir. Deux d'entre nous on trop bu et subissent ce curieux phénomène que l'on appelle entre nous les djeuns "bader". Notre expédition à destination d'Oberkampf commence alors. La troupe s'étiole. Certains pleurent, d'autres enragent. Je garde mon calme, même si la peur que la soirée ne se termine pas bien me fait bouillonner. J'explique qu'il faut aller tout droit pour rejoindre Bastille. Même si la moitié écoute, du moment qu'ils suivent, on s'en fout. Les plus lucides d'entre nous essaient de jouer les bergers de ce troupeau ethyllique.
Il est 3h, et nous arrivons enfin, malgré les embûches regroupant disputes et rencontres avec d'autres groupes aussi frais que nous.
Il est 4h et j'éssaie de dormir. Les moins lucides d'entre nous on décidé de faire chier. Je me dis que la prochaine fois, c'est moi qui boirai le plus puisque c'est pas payé de réfléchir à la place des autres. J'ignore les Beach Boys sur Deezer, je colle ma tête sous l'oreiller et Ô miracle, je parviens à trouver les bras de Morphée.
Il est 11h, et ça fait cinq heures que les autres sont partis. Nous ne sommes plus que trois. Francesco et moi laissons l'hôte vacquer à ses occupations alors que nous rejoignons le métro Oberkampf en essayant de ne pas saliver devant les poulets rôtis dans les rôtisseries. Boire affame. Qui l'eut cru ?
Il est 13h et après métro/train/bus, je rentre chez moi. J'engloutis la totalité d'une quiche lorraine avant de mécrouler devant un épisode de Friends.
Il est 19h30. Ah ? Tiens bonjour... *baille*
Par Pitseleh | Avant | Samedi 6 Juin 2009, 00:13 | Après | Journal | aucun commentaire
