Peut-être Parachutiste.
Pour te dire, je ne savais même pas, il y a une minute trente, que j'allais me mettre à écrire un article. Je pense que c'est tout aussi bien. Comme ça, je n'ai aucune idée de ce qui va se passer. Aucun agent spécial n'a été convoqué à la douane qui sépare mon cerveau de ma bouche pour examiner si mes mots sont appropriés ou non. Tu sais quoi ? J'adore ça !
Je n'ai rien écrit depuis le premier décembre... je me souviens que mon moral se traînait au sol à ce moment là. De toute façon, depuis que je suis là, il n'y a eu que des hauts et des bas... je n'ai trouvé aucune paix dans mon esprit avec cette course contre la montre perpétuelle, cette pression à la con et ces gens hypocrites. C'est moi qui ne suis pas adaptée au contexte. Je ne suis pas mieux, je ne suis pas pire, je suis inappropriée. Vivement que je me tire de cette école, je ne m'y sens pas bien. Même si j'ai appris des choses considérables et ressenti un pur bonheur étalée par terre, dans différents musées de Paris à reproduire diverses choses. Mon meilleur souvenir reste cette séance au musée des Sciences Naturelles où c'était moi face à ce gargantuesque squelette de mammouth. Le palpitant frémissant, je montre ma modeste production et décroche la meilleure note. Il y a de ces moments où l'on se sent au sommet et où notre égo s'envole... c'est toujours agréable. Mais depuis, je reste à la maison à penser à d'autres choses, à dormir, rêver, à attendre. Le concours des Arts Décoratifs va commencer et ce sera moi face à ce gargantuesque projet. Je me sens plus confiante que jamais. Merde.
Ce matin j'étais devant mon écran d'ordinateur, dans la rubrique "inscription" et je me suis sentie m'éloigner de quelque chose. Peut-être de ma vie d'avant. J'ai déjà gravi un palier cette année et je suis en période de transition. J'ai envie de saisir ma chance où qu'elle soit. Balancer des curriculum vitae, trouver où me loger, trouver où étudier... continuer dans les arts appliqués, me recycler dans les langues, ou peut-être la littérature... j'ai vu aussi que la Sorbonne enseignait la musicologie, l'occasion de renouer avec ma plus grande passion et mon meilleur ami aux touches d'ivoires... et aussi les écoles de théâtre, moi qui ai toujours confiné au fond de moi ce désir de monter sur les planches. Et là s'échappe un léger rectus. Je n'aurai sans doute jamais de boulot stable avec de telles compétences... de tout façon, la stabilité, ça ne me connaît pas vraiment. Attendons de voir ce que cela donnerait dans une relation amoureuse. Une vraie. Je pense ne pas tarder à le savoir. Et c'est peut-être ça qui fait que je ne suis pas retombée dans la fosse nauséabonde où je pourrissais depuis un certain temps. On verra ce que ça donne.
La bête noire, on ne la vire jamais. On se laisse manger, ou on lui passe un collier autour du cou, une laisse et une muselière. Des fois, on s'effondre et on lui donne la force de rompre ses chaînes pour nous attaquer. C'est un éternel crêpage de chignon. Je ne sais pas si tout le monde en a une dans sa poche ou s'il ne s'agit que des esprits dépressifs, mais alors qu'elle me persuadait que j'étais perdue dans une voie sans issue, je tambourrine à chaque porte pour trouver de la lumière.
Je n'ai rien écrit depuis le premier décembre... je me souviens que mon moral se traînait au sol à ce moment là. De toute façon, depuis que je suis là, il n'y a eu que des hauts et des bas... je n'ai trouvé aucune paix dans mon esprit avec cette course contre la montre perpétuelle, cette pression à la con et ces gens hypocrites. C'est moi qui ne suis pas adaptée au contexte. Je ne suis pas mieux, je ne suis pas pire, je suis inappropriée. Vivement que je me tire de cette école, je ne m'y sens pas bien. Même si j'ai appris des choses considérables et ressenti un pur bonheur étalée par terre, dans différents musées de Paris à reproduire diverses choses. Mon meilleur souvenir reste cette séance au musée des Sciences Naturelles où c'était moi face à ce gargantuesque squelette de mammouth. Le palpitant frémissant, je montre ma modeste production et décroche la meilleure note. Il y a de ces moments où l'on se sent au sommet et où notre égo s'envole... c'est toujours agréable. Mais depuis, je reste à la maison à penser à d'autres choses, à dormir, rêver, à attendre. Le concours des Arts Décoratifs va commencer et ce sera moi face à ce gargantuesque projet. Je me sens plus confiante que jamais. Merde.
Ce matin j'étais devant mon écran d'ordinateur, dans la rubrique "inscription" et je me suis sentie m'éloigner de quelque chose. Peut-être de ma vie d'avant. J'ai déjà gravi un palier cette année et je suis en période de transition. J'ai envie de saisir ma chance où qu'elle soit. Balancer des curriculum vitae, trouver où me loger, trouver où étudier... continuer dans les arts appliqués, me recycler dans les langues, ou peut-être la littérature... j'ai vu aussi que la Sorbonne enseignait la musicologie, l'occasion de renouer avec ma plus grande passion et mon meilleur ami aux touches d'ivoires... et aussi les écoles de théâtre, moi qui ai toujours confiné au fond de moi ce désir de monter sur les planches. Et là s'échappe un léger rectus. Je n'aurai sans doute jamais de boulot stable avec de telles compétences... de tout façon, la stabilité, ça ne me connaît pas vraiment. Attendons de voir ce que cela donnerait dans une relation amoureuse. Une vraie. Je pense ne pas tarder à le savoir. Et c'est peut-être ça qui fait que je ne suis pas retombée dans la fosse nauséabonde où je pourrissais depuis un certain temps. On verra ce que ça donne.
La bête noire, on ne la vire jamais. On se laisse manger, ou on lui passe un collier autour du cou, une laisse et une muselière. Des fois, on s'effondre et on lui donne la force de rompre ses chaînes pour nous attaquer. C'est un éternel crêpage de chignon. Je ne sais pas si tout le monde en a une dans sa poche ou s'il ne s'agit que des esprits dépressifs, mais alors qu'elle me persuadait que j'étais perdue dans une voie sans issue, je tambourrine à chaque porte pour trouver de la lumière.
Par Pitseleh | Avant | Mardi 20 Janvier 2009, 17:31 | Après | Journal | aucun commentaire
